// Eurovision
entre participation, boycotts et tensions
- Un article signé
- Photographie : Eurovision Song Contest
Au moment des présences à l’Eurovision cette année, Israël sera là, les Pays-Bas seront absents, et la Belgique a failli rester chez elle, mais répondra finalement présente ! Quelle est l’explication de ces différentes décisions.
C’est désormais officiel: Israël pourra participer à l’Eurovision 2026. La décision a été prise par les membres de l’UER (L’Union européenne de radio-télévision) et annoncée dans une déclaration officielle. À la suite de cette résolution, plusieurs pays ont annoncé leur retrait du concours de chant européen. La Belgique, par le biais de la RTBF, a malgré une période de doute décidé d’envoyer un candidat à l’édition 2026.
Israël, un participant non européen
Les frontières d’Israël ne se situent pas en Europe et pourtant, depuis 1974, un candidat israélien participe chaque année au concours. Selon 20 minutes, l’explication provient d’une confusion. Le nom Eurovision ne fait pas référence à l’Europe, mais au réseau européen de diffusion télévisée en direct. Les frontières de ce réseau s’étendent jusqu’au nord de l’Afrique et au Proche-Orient. Tous les pays situés dans ces régions pouvaient participer sur invitation. Mais les membres de l’UER ont voté une nouvelle règle permettant à tous les pays membres de participer sans avoir besoin d’invitation.
Le boycott comme réaction
Plusieurs pays réagissent par un boycott. Selon la RTBF, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande et la Slovénie ont officiellement annoncé qu’ils ne participeraient pas au concours de l’Eurovision 2026, pour protester contre le génocide à Gaza. Le diffuseur néerlandais Avrotros évoque des valeurs incompatibles pour justifier ce choix. L’Autriche, pays hôte du concours, regrette que ces pays se retirent.
La Belgique participera
En Belgique, le choix du participant est réparti de manière bisannuelle entre la RTBF (francophone) et la VRT (néerlandophone). Cette année, c’est aux tours de la RTBF, qui a annoncé qu’elle enverrait bien un candidat au concours. Cette décision intervient après un appel au boycott du PTB ainsi que les critiques de Vooruit, du CD&V et de Groen concernant la participation d’Israël. La RTBF déclare : « notre participation est donc accompagnée d’une prise de position claire pour dénoncer les entraves à la liberté d’informer, réclamer la protection de l’ensemble des citoyens et des journalistes »
Lors de cette édition de l’Eurovision, l’attention se portera autant sur les performances artistiques que sur les messages sociopolitiques qui animent déjà les débats.
