// augmentation des agressions lgbtqphobes
rares sont les victimes qui osent porter plainte
- Un article signé
- Photographie : Pixabay
Les agressions sur personnes LGBTQIA+ se multiplient en Belgique. Malgré cette violence, peu sont les cas recensés par la police. Quels sont les éléments qui réfrènent les victimes à se rendre justice ?
Le cas de Jamal
Jamal, une jeune personne non-binaire résidant à Bruxelles, est victime d’une agression par un groupe d’hommes dans le métro Beekkant fin novembre. Iel est d’abord insulté·e puis poursuivi· e jusque dans la station, iel se fera ensuite pousser et tabasser avec un casque de moto durant plusieurs minutes, tout cela sous le regard détourné des passants.
Beaucoup d’autres ont subit le même sort que Jamal, selon Unia, près de 35% des agressions physiques recensés sont liés à une discrimination sur l’orientation sexuelle. Intimidations, insultes, guet-apens, différents crimes mais même menace, celle de l’homophobie et de la transphobie. Elle semble pourtant dépassée mais son ombre plane toujours, selon RTL, plus d’un jeune sur cinq considère « acceptable » une agression homophobe.
« Les policiers ne sont pas, ou rarement, formés à cela et les plaintes mènent rarement à quelque chose, ça démotive les victimes . »
Comment réagissent les victimes?
Face à cette haine, les victimes n’agissent pas toujours de façon attendue, encore selon Unia, seulement 14% des personnes LGBT osent se présenter au poste de police suite à une agression. D’où vient cette crainte des services de l’ordre ? Pourquoi les personnes LGBT sont-elles plus réticentes à se confier à la police ?
Alexandre Lopez Vela, chargé de communication à la Fédération Prisme (regroupement d’associations pour la défense des droits LGBT en Wallonie, ndlr), offre des réponses sur ce comportement : « Il y a une réelle peur d’être mal reçus, de subir une double peine (…) c’est comparable aux femmes qui n’osent pas porter plainte après une agression par peur de subir du sexisme (…) les policiers ne sont pas, ou rarement, formés à cela et les plaintes mènent rarement à quelque chose, ça démotive les victimes . »
Encore aujourd’hui, l’homophobie et la transphobie menacent les personnes LGBTQIA+, que ce soit dans leur intégrité physique, morale ou même auprès des services de l’ordre où justice est censée leur être rendue.
